Vacances œnologiques 2015. Épisode 1

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Premier compte-rendu de dégustation des vacances 2015.
Au programme, du Gaillac (forcément), mais pas que…
– Mas Pignou : Gaillac de base, qui n’a d’intérêt que sa proximité géographique avec Castelnau de montmiral.
– Brin de Folie (2014) : cuvée rigolote du Domaine de Brin (Damien Bonnet), que j’adore. Il fait là un rosé doux 100% Cabernet-sauvignon, gourmand, aux notes de fraise, parfait à l’apéro !
http://www.domainedebrin.com/vins/brin-de-folie/
– Canto Perlic (2012) : Gaillac découvert cette année. Très bien réalisé. Cépages: syrah, braucol, merlot.
http://www.cantoperlic.com/CPF/html/nos_vins.html
– Château Siran (2003) : Margaux, très joli, tanins bien fondus. Infidélité au Gaillac, mais ça valait le coup 🙂

Kinego

Il y a 5 ans de cela, mon ami Raf se mariait et organisait pour l’occasion une grande réunion de Tziganes, Gitans, Manouches et autres Romanichels, que nous fûmes le temps d’une journée.

Pour l’occasion, j’avais créé un petit jeu de société d’exterieur, sur la base du Stratego : un jeu moitié stratégie, moitié jeu de rôle, moitié jeu à boire (oui, ca fait beaucoup de moitiés), appelé Kinego.

Il serait dommage que d’autres n’en profitent pas, alors n’hésitez pas à réutiliser ces règles du jeu. « iiish »


KINEGO

Les gens de la route sont regroupés en 4 familles (au choix des joueurs) :

Gitans         ♠
Manouches        
Romanichels        
Tziganes                 ♣

Une fois les familles constituées, chaque participant se voit attribuer un rang (au choix, hasard, demande…), à l’abri du regard et des oreilles adverses : le secret de son rang est vital ! A chaque grade correspond une carte de tarot, remise au joueur, à conserver précieusement sur soi :

Rang carte tarot nb. de vies
Kinego (Roi) Roi 1
Bengli (Sorcière) Reine 1
Lurdo (Soldat) Cavalier 1
Corobaskro (Voleur) Valet 1
Desh (Dix) 10 1
Enja (Neuf) 9 2
Oxto (Huit) 8 2
Efta (Sept) 7 2
Shov (Six) 6 2
Panj (Cinq) 5 3
Shtar (Quatre) 4 3
Trin (Trois) 3 3
Duy (Deux) 2 3
Jakh (Oeil) 1 3

Chaque rang bat tous le autres rangs inférieurs, exception faite pour
le Kinego qui est battu par le Jakh !

Le but est d’éliminer le Kinego des 3 familles adverses.

CONFLIT

Un joueur peut entrer en conflit avec n’importe quel autre joueur, en l’abordant et en lui demandant : « Rom, qui es-tu vraiment ? ». Les 2 joueurs comparent leurs cartes, et le plus fort retire une vie à l’autre: pour ce faire, ils se rendent au bar où le barman marquera la carte du perdant du symbole de la famille du gagnant  (♠♥♦♣).

Le perdant devra par ailleurs s’acquitter du xacedi : boire un verre pour se remettre de sa défaite !

En cas d’égalité, rien ne se passe, les 2 joueurs repartent sains et saufs.

Moins on est gradé, plus on a de vies (3 maximum). Une même famille adverse ne peut vous retirer plus d’une vie. Ex : Si vous avez 3 vies, il faudra que les 3 familles adverses vous éliminent successivement !

Lorsqu’un joueur n’a plus de vie, il sort du jeu : il rend sa carte au barman et ne devra plus interagir dans le cadre du jeu.

F.A.Q.

  1. Que faire en cas de conflit multiple?

Si un conflit implique plusieurs joueurs, on applique la tradition du « combat des chefs » : les participants désignent un « chef » par famille parmi les personnes présentes engagées dans le conflit. (On ne va pas chercher un membre de sa famille qui n’était pas initialement présent). Le chef désigné n’est pas nécessairement le plus puissant.  Les 2 chefs s’affrontent seul à seul. Les autres ne s’affrontent pas.

Si plusieurs familles sont présentes dans un conflit multiple, un « chef » est désigné pour chaque famille et la résolution est simultanée.

  1. Peut-on boire aussi quand on gagne un conflit ?
    Oui, c’est même recommandé, par respect pour son adversaire, selon les Traditions Bohémiennes.
  2. Peut-on boire aussi en cas d’égalité ?
    Oui, c’est même recommandé, par respect pour son adversaire, selon les Traditions Bohémiennes.

C’est finalement assez dingue quand on y pense…

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Je suis enfermé dans une boîte en métal hermétique de plusieurs tonnes, qui se propulse à 800 km/h à 10000 mètres du sol grâce à l’explosion de matière fossile créée durant des millions d’années par la décomposition de créatures qui n’existent plus aujourd’hui, puis raffinée par le biais de réactions chimiques extrêmement complexes.
Je déjeune une soupe indienne préparée en Inde, accompagnée d’un vin Australien, lui même probablement vieilli en fûts de chênes Français.
Je peux suivre ma position grâce à d’autres boîtes de métal envoyées dans l’espace qui communiquent avec nous via la propagation de vaguelettes électromagnétiques que personne n’a jamais vu de ses yeux.
J’écris tout cela sur un appareil fabriqué en Chine dont la technologie dépasse de très loin celle qui nous a permis de nous rendre sur la lune…
C’est finalement assez dingue quand on y pense…

Les témoins de Gilles de Gennes

Tous les dimanches, je croise au marché le petit stand des témoins de Jéhovah qui distribuent leur torchon revue « la tour de garde« . De même, je trouve régulièrement à la sortie de ma station de métro leurs homologues catholiques distribuant « la voix de Dieu » ou « les derniers temps« … je ne sais plus bien… ne m’en voulez pas si je ne les ai pas pris.
Je trouve particulièrement fourbe un tel prosélytisme à l’encontre de la plèbe mal réveillée et abrutie par les transports en commun, mais soit, c’est de bonne guère : on cible là où il y a une faiblesse.

Ce matin, en allant déposer mes enfants à l’école, je les ai vus de loin, et mon sang n’a fait qu’un tour en réalisant qu’ils tractaient devant l’établissement public de mon fils ! Deux hommes propres sur eux, souriants et affables, distribuant leurs prospectus, déversant leur bonne parole aux parents qui venaient de lâcher leur progéniture.
Ni une, ni deux, (ni trois d’ailleurs), je décide de faire front et me dirige vers le prêcheur. Je fourbis mes plus beaux arguments laïcs et prends son tract pour amorcer le débat. Et là, c’est le choc !
Point de bigoterie ni de croyances mystiques ! Ces braves hommes prodiguaient de la science ! Ils distribuaient « le petit journal des scientifiques« ,  journal gratuit de l’association « fête le savoir« , et nous invitaient, enfants et adultes, à une journée scientifique et ludique avec conférences et ateliers pour les petits et grands.
Une Messe dans laquelle je me retrouve : œcuménique, mais surtout cartésienne et embrassant pourtant le doute et la remise en cause de ses propres croyances comme unique moteur d’évolution intellectuelle.

Bravo messieurs ! Vous pourrez même compter sur moi pour tracter avec vous !

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Détails de la Messe : samedi 18 avril 2015, à partir de 13h45 à l’espace Daniel Sorano – 16 rue Charles Pathé, Vincennes.

www.fetelesavoir.com (attention, le site pique un peu les yeux…)

La nuit des temps

Tout comme « le bon, la brute et le truand« , « La Nuit des temps » de Barjavel faisait partie des lacunes culturelles qu’il me fallait combler au plus vite, ne serait-ce que par curiosité.

Ô comme j’ai bien fait ! Que c’était bien ! D’autant que je ne m’attendais à rien ou pas grand chose). Pas de spoil ici mes bons amis, mais quelle découverte que ce roman écrit en 1968 ! De la science, de l’anticipation, de la philosophie : Je l’ai dévoré ! (ce qui signifie 2 semaines selon mes standards de vitesse de lecture…).

Alors si vous étiez vous aussi passés à coté, n’hésitez plus !

4ème de couverture :

Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace... Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? "La nuit des temps", c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires.