Le Gin

J’ai eu l’occasion de rencontrer Colin Field, célèbre barman en chef du Ritz  au Bar Hemingway, qui m’a dit : « La découverte des cocktails est un pèlerinage qui s’achève avec le Dry Martini« , et je crois que je touche au but !

Comme beaucoup, j’ai longtemps détesté le gin, cet alcool aux relents d’éther et à l’impitoyable amertume qui le relèguent souvent à une appréciation tardive. Et comme souvent, la dégustation d’un alcool nécessite une approche qualitative : on apprécie rarement un spiritueux par l’entrée de gamme ; le gin probablement plus encore ! Oubliez donc les Gordon’s et autres Beefeater pour tenter des choses plus travaillées.

Après le gin belge, le gin allemand (Monkey 47), puis le Gin parisien (la distillerie de Paris), j’ai découvert le Gin Normand :

« Le Gin », par Christian Drouin. Initialement producteur de calvados, C. Drouin a décidé d’appliquer ses méthodes de distillation d’eaux de vies et ses petits alambics à repasse pour travailler la genièvre. Le résultat est très surprenant: un gin très frais aux arômes de gingembre et de pommes, qui rappelle immanquablement des notes de Calvados. C’est excellent, au point qu’on culpabiliserait presque d’y ajouter le vermouth dry… à la manière de Winston Churchill, qui avait d’ailleurs affirmé : « Le gin a sauvé plus de vies et d’esprits anglais que tous les docteurs du pays« . A bon entendeur.